De l'autre côté de la mer · France · 1870–1943

Dans l’Algérie coloniale, la domination française a accordé inégalement la citoyenneté aux Juifs, avant que Vichy ne la leur retire.

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1870–1943

De l'autre côté de la mer · De l'autre côté de la mer, des règles inégales

Dans l’Algérie coloniale, la domination française a accordé inégalement la citoyenneté aux Juifs, avant que Vichy ne la leur retire.

Deux portes de citoyenneté différentes

Le décret Crémieux de 1870 a fait collectivement des Juifs autochtones des départements algériens des citoyens français. Les musulmans autochtones n’ont pas bénéficié de la même attribution collective de citoyenneté ; un décret distinct décrivait une procédure individuelle de demande sous le droit civil français. La domination coloniale répartissait inégalement les droits. Comparez les voies juridiques sans réduire chaque population à une voix unique.

Le document de citoyenneté rayé

Vichy a abrogé le décret Crémieux le 7 octobre 1940. Les Juifs visés par ce décret ont perdu la citoyenneté française et d'autres mesures ont exclu les Juifs du travail et de l'éducation. Un droit détenu depuis des décennies pourrait être supprimé. Cette partie du voyage chevauche la France de guerre : la traversée de la mer ne plaçait pas les gens en dehors de la politique de l’État français.

La déclaration de 1943

Le Comité français de libération nationale déclare le 21 octobre 1943 que le décret Crémieux reste en vigueur. Cela a inversé la perte de citoyenneté; la restauration n’avait pas suivi immédiatement après le débarquement allié de novembre 1942. La déclaration laissait également en suspens les décisions futures concernant les autres populations autochtones d’Algérie.