Faire face à la responsabilité · Roumanie · 1945-2004 et après
La Commission Wiesel a contesté les récits qui rejetaient la responsabilité roumaine sur des étrangers.
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1945-2004 et après
Faire face à la responsabilité · Un récit national doit nommer les auteurs de ses propres crimes
La Commission Wiesel a contesté les récits qui rejetaient la responsabilité roumaine sur des étrangers.
La responsabilité peut être obscurcie
Les récits publics d’après-guerre ont souvent minimisé ou déplacé la participation roumaine à l’Holocauste. L’accent mis uniquement sur les crimes allemands a laissé de côté les lois roumaines, les massacres et les déportations. Cette omission a permis de raconter plus facilement l’histoire de la persécution sans expliquer les institutions qui l’ont menée à bien.
La commission de 2004
La Commission internationale sur l'Holocauste en Roumanie, présidée par Elie Wiesel, a publié son rapport final en 2004. Il a documenté la responsabilité roumaine et les racines antérieures de l'antisémitisme. Le rapport établissait une base pour affronter une histoire que les apologétiques nationalistes avaient souvent niée ou rétrécie.
Les origines font partie de l'explication
La violence en temps de guerre n’est pas née de rien. Auparavant, l’exclusion de la citoyenneté et l’hostilité politique organisée avaient fait des Juifs un ennemi national récurrent. La connexion explique un répertoire à la disposition des auteurs. Cela ne rend pas le génocide inévitable et ne confère pas une croyance commune à tous les Roumains.