7 octobre et aujourd’hui · Belgique · 2023–présent
Caricature anti-juive populaire, culpabilité collective liée à Israël et radicalisation islamiste se sont combinées dans l’insécurité de la Belgique après le 7 octobre.
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2023–présent
7 octobre et aujourd’hui · 7 octobre et aujourd’hui
Caricature anti-juive populaire, culpabilité collective liée à Israël et radicalisation islamiste se sont combinées dans l’insécurité de la Belgique après le 7 octobre.
Une accusation suit un passant
L’organisme de suivi de la communauté juive de Belgique rapporte le cas d’un passant insulté à propos d’Israël et de synagogues couvertes d’accusations de meurtre d’enfants. Une personne marchant dans la rue, ou un bâtiment servant au culte, était ainsi transformé en substitut d’un gouvernement étranger.
Le changement est devenu visible peu après le 7 octobre. Unia, l’organisme belge pour l’égalité, a reçu beaucoup plus de rapports liés au conflit qu’auparavant, beaucoup faisant explicitement référence à l’origine juive. L’accusation n’a pas attendu que la personne visée exprime une quelconque opinion politique.
L’accusation passe de la caricature à la politique
L’histoire de l’occupation de la Belgique comprend persécutions, collaboration et résistance. D’anciennes caricatures antisémites restaient également utilisables en public : le carnaval d’Alost a perdu la reconnaissance de l’UNESCO en 2019 en raison de représentations racistes et antijuives récurrentes. Ce matériau culturel existait déjà avant le 7 octobre.
Par la suite, la surveillance communautaire a enregistré des synagogues marquées par des accusations de meurtres d’enfants et des Juifs maltraités à cause d’Israël. Il s’agit de transferts concrets d’une accusation politique contre les Juifs, faisant écho à des images plus anciennes de cruauté collective. L’OCAM a observé séparément une augmentation de l’activité de l’extrémisme de gauche autour de Gaza, tandis que le VSSE a documenté le recrutement de djihadistes et la recherche d’influence des Frères musulmans par le biais d’associations. Ces résultats identifient plusieurs canaux ; ils n’impliquent pas que tous les militants de gauche fassent partie d’une alliance islamiste formelle. Le lien réside dans la manière dont les stéréotypes existants, la légitimation politique et la mobilisation extrémiste peuvent rendre l’hostilité envers les Juifs locaux plus acceptable et plus menaçante.
- USHMM · USHMM · Belgique
- UNESCO · UNESCO · Radiation du Carnaval d'Alost, 2019
- Antisemitisme.be · Antisemitisme.be · rapport annuel original, 2025
- OCAM · OCAM · Évaluation de la menace extrémiste belge, 2024
- VSSE · VSSE · propagande djihadiste et complot anversois, 2024
- VSSE · VSSE · Influence politique des Frères musulmans, 2025
Les images étaient déjà là
En 2019, l'UNESCO a retiré le Carnaval d'Alost de sa liste du patrimoine en raison de représentations racistes et antijuives récurrentes. Cette controverse est survenue des années avant le 7 octobre. Elle a montré que les images dégradantes des Juifs avaient déjà leur place dans la culture populaire belge.
Le conflit ultérieur n’a pas créé ces stéréotypes. Cela a donné à certains d’entre eux un nouveau cadre politique, tandis que la propagande djihadiste présentait une autre menace. Les services de renseignement belges ont décrit des arrestations liées à des violences planifiées contre des Juifs anversois fin 2024. Différentes routes d’hostilité atteignaient la même communauté, dont l’histoire et la vie actuelle étaient trop souvent réduites à l’image d’ennemi d’autrui.