7 octobre et aujourd’hui · Maroc · 2023–présent

Le devoir islamiste et l’anti-impérialisme de gauche radicale se sont joints au soutien au discours de résistance du 7 octobre, tandis que la protection officielle des Juifs se poursuivait.

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2023–présent

7 octobre et aujourd’hui · 7 octobre et aujourd’hui

Le devoir islamiste et l’anti-impérialisme de gauche radicale se sont joints au soutien au discours de résistance du 7 octobre, tandis que la protection officielle des Juifs se poursuivait.

Différents mouvements rejoignent la même marche

En octobre 2023, le mouvement islamiste Al Adl wal Ihsane a appelé à un rassemblement et soutenu le Déluge d’Al-Aqsa, nom de l’opération du Hamas du 7 octobre. Le journal de gauche Annahj a décrit la même mobilisation plus large.

L’action commune a réuni différentes traditions politiques autour de la Palestine. Elle a aussi rendu visible au Maroc la réaction au 7 octobre. Les sources issues du mouvement établissent cette coopération et ce soutien ; elles n’établissent pas que chaque participant voulait nuire aux Juifs marocains.

Une cause commune rencontre une idée concurrente d’appartenance

Les Juifs marocains avaient vécu sous une protection inégale et Vichy imposa plus tard l'exclusion raciale sous le protectorat. La reconnaissance actuelle de l’héritage juif offre une histoire nationale différente, une histoire qui inclut les Juifs plutôt que de les traiter comme des étrangers. Les représentants juifs ont fait part de leur inquiétude après le 7 octobre, ainsi que du maintien d’une fréquentation sûre de la synagogue.

Dans le même temps, l’appel islamiste d’Al Adl wal Ihsane et le journal de gauche radicale d’Annahj ont soutenu la même mobilisation à Rabat et salué le Déluge d’Al-Aqsa. Le devoir islamique et l’opposition aux puissances américaine et israélienne donnaient des raisons différentes de soutenir la même cause : une convergence documentée entre gauche et islamistes. Cela légitimait politiquement l’opération, mais les documents des mouvements n’établissent pas de vague nationale d’attaques antijuives. Le contexte local associe cette mobilisation et des institutions capables d’empêcher son report sur les Juifs marocains.

L'histoire ne dicte pas la fin

Les Juifs marocains vivaient sous une protection inégale avant le régime colonial. Vichy imposa plus tard des exclusions raciales sous le protectorat français. Les autorités politiques ont à maintes reprises façonné le degré de sécurité d’appartenance d’une famille juive.

Les conséquences du 7 octobre ont apporté de nouvelles inquiétudes parallèlement à la poursuite du culte. Cette combinaison résiste à une fin facile, soit en réassurance, soit en catastrophe. L’histoire antérieure explique pourquoi les préoccupations de la communauté méritent attention. Sa vie publique continue montre pourquoi cette histoire ne devrait pas être utilisée pour supposer que chaque nouvelle crise doit se dérouler de la même manière.